Cathédrale Notre Dame

 

02/01/2017

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Historique

 

Les origines

Un premier instrument a été construit dans cette église de 1739 à 1742 par Jean-Baptiste FREMAT et Philippe-Joseph CARLIER alors facteurs d’orgues à Lille.

Le buffet de cet orgue, de style Louis XV, comportait, selon un écrit de CAVAILLE-COLL de 1859, un grand buffet (5 tourelles et 7 plates-faces) et un petit buffet de positif (3 tourelles et 5 plates-faces).

 

C'est alors que l’église fut vendue en 1800 comme bien national à un certain BLANQUART de Saint-Quentin (comme d’ailleurs, l’ancienne cathédrale - la « merveille des Pays-Bas » - qui fut détruite), toutefois l’administration municipale en interdit la destruction.

 

En 1828, il ne restait plus de tuyaux que dans le positif. La fabrique fit alors appel à François-Joseph CARLIER, facteur d’orgue à Douai, qui répara la partie mécanique, installa une nouvelle soufflerie, répara et compléta les jeux du positif, et fournit la quasi totalité de la tuyauterie des claviers de grand-orgue, récit, écho et pédalier. L’orgue de CARLIER conservait alors des caractéristiques propres à l’orgue de l’ancien régime, claviers de 4 octaves, 48 notes, sans premier Ut#.

 

En 1858, l’évêque demanda au ministère le remplacement de l’orgue. CAVAILLE-COLL produisit un devis le 25 janvier 1859 pour un orgue contenu dans l’ancien buffet.

 

Mais dans le cours de l’année 1859, un incendie ravagea la cathédrale : les voûtes et l’ensemble du mobilier partirent en fumée. Le grand orgue fut détruit.

 

La reconstruction de la cathédrale fut entreprise sous la direction de l’architecte Henri de BARALLE, architecte diocésain. En 1872, l’édifice fut achevé et à nouveau consacré.

 

On y installa un orgue de chœur, reprenant un projet de 1855 : celui-ci fut commandé au facteur MERKLIN de Paris. Cet instrument était placé sur le côté du déambulatoire, sous un arc communiquant avec une chapelle, tandis que les claviers en console étaient installés dans le chœur lui-même, devant les stalles côté Epître.

 

Le dossier du grand orgue fut rouvert dès 1882, un devis ayant été demandé à MERKLIN. Le ministère en charge de cultes en refusa le financement. L’évêque et la fabrique ayant les ressources nécessaires, le ministère accorda l’autorisation à l’évêque de commander un nouvel orgue, à ses frais et à ceux de la fabrique, à un facteur d’orgue français de son choix. L’architecte diocésain Raoul GUIDASCI dessina un projet de buffet, de style Louis XIV qui s'intègrait parfaitement dans l'édifice ; il le soumit à l’approbation du ministère en charge des cultes.

 

C’est finalement le facteur d'orgue Pierre SCHYVEN d'Ixelles qui réalisa la partie instrumentale, tandis que le nouveau buffet fut réalisé par l'ébéniste Aimé-Joseph CARLIER et installé par l'ébéniste Lillois BUISINE. L’instrument comprenait alors 2408 tuyaux répartis en 38 jeux sur 3 claviers manuels de 56 notes et un pédalier en berceau de 30 notes. Dès le lendemain de l'inauguration, il était qualifié par les connaisseurs de « dernier mot de la facture moderne », en particulier pour la variété de ses jeux de détail ainsi que pour sa puissance, idéalement servie par l'acoustique de la cathédrale. L’inauguration eut lieu le 14 juillet 1897 par Adolphe MARTY, FOUQUET et DEVRED (titulaire de l’instrument). 
 

 

Evolution

Mais la vie de cet orgue fut assez brève : en effet, pendant la première guerre mondiale, les tuyaux de façade et une partie des tuyaux de l’intérieur de l’instrument furent réquisitionnés par l’armée allemande ; l’édifice fut par ailleurs fortement endommagé par les bombardements.

 

En 1932, le buffet d'orgue fut nettoyé, réparé et ciré.

 

Le facteur d'orgue Auguste CONVERS reçut alors la commande :

- de la restauration du grand orgue

- ainsi que la commande d'un orgue de chœur.

 

Le marché définitif fut passé le 31 octobre 1934 pour un montant de 299 700 francs (pour les deux instruments) ; d’autres marchés furent passés pour la réfection des buffets. Le facteur d'orgue, réutilisant quelques tuyaux restants de SCHYVEN, porta l'instrument à 49 jeux (soit 3670 tuyaux), les 3 claviers passant à 61 notes, et le pédalier à 32 notes. Il y ajouta également un combinateur de 6 combinaisons ajustables.

 

C'est ainsi que le grand orgue actuel fut inauguré le 9 juin 1936, par Joseph BONNET, titulaire des grandes orgues de Saint-Eustache à Paris.

C'est l'abbé Emile DARTUS qui en fut l'heureux titulaire jusqu'en 1986.

 

Pendant 60 années, l'instrument fit preuve d'une fiabilité remarquable, malgré une activité soutenue. Une révision générale devenue indispensable fut entreprise en 1996 par le facteur d'orgue Bernard COGEZ, grâce aux efforts conjoints de la Direction Générale des Affaires Culturelles et de la Ville de CAMBRAI. L'instrument fut conservé à l'identique ; la seule modification apportée fut le remplacement du combinateur obsolète par un modèle électronique doté d'une capacité de 14 080 combinaisons.

 

D'esthétique symphonique de transition néo-classique, le grand orgue de la cathédrale de Cambrai excelle dans le répertoire romantique et moderne, son domaine de prédilection.
 

Deux organistes titulaires assurent actuellement la fonction d'organiste de la cathédrale : Dominique ARTIELLE et Dominique CREPIN.

 

 

Le Buffet d'orgue

Le splendide buffet d'orgue actuel est l'œuvre d'Aimé-Joseph CARLIER durant la seconde moitié du XVIIIème siècle. Il fut assemblé par l'ébéniste lillois BUISINE, sur les dessins de l'architecte diocésain GUIDASCI. Dans le style Louis XIV, le buffet s'intègre parfaitement dans l'édifice.

 

Le buffet est construit sur un plan circulaire avec une tourelle centrale et deux tourelles d'angles, supportées par 2 anges en cariatides sonnant de la trompette, et surmontées également par des anges : l'un jouant de la flûte, l'autre dans une attitude méditative. Au sommet de l'imposante tourelle centrale, David, la main gauche tenant une harpe, la main droite étendue, surplombe toute la nef. Les 47 tuyaux de façade ne pèsent pas moins de 840 kg ! Des têtes d'anges, des guirlandes de fleurs agrémentent les panneaux formant lambris de haut en bas. Une très belle coquille sculptée domine la console centrale.

 

Le plafond en encorbellement est formé de panneaux à angles arrondis avec culots ou pendentifs. Une moulure à courants de feuilles le relie à la galerie supérieure.

 

La balustrade : particulièrement ouvragée d'angelots, de guirlandes, et finement ajourée, elle assure l'harmonie de l'ensemble en reliant le retour des parties latérales circulaires à la façade plate. 2 chérubins supportant un écusson couronné au chiffre de Marie constituent le motif central.

 

 

 

 

Composition du grand orgue Schyven - Convers, 1897-1936

 

 

 

Pédalier

 

I : Grand Orgue

 

 

II : Positif expressif

 

 

III : Récit expressif

 

 

Combinaisons

 

Bourdon 32'

Flûte 16'

Soubasse 16'

Flûte 8'

Bourdon 8'

Violoncelle 8'

Flûte 4'

 

Bombarde 16'

Trompette 8'

Clairon 4'

 

Montre 16'

Bourdon 16'

Montre 8'

Bourdon 8'

Flûte harmonique 8'

Salicional 8'

Prestant 4'

Flûte à cheminée 4'

 

Fourniture 4 rangs

Cymbale 2-3 rangs

Grand cornet 5 rangs

 

Bombarde 16'

Trompette 8’

Clairon 4'

Principal 8'

Bourdon 8'

Principal 4'

Flûte douce 4'

Nazard 2' 2/3

Quarte de Nazard 2'

Tierce 1' 3/5

 

Cymbale 3 rangs

 

Trompette 8'

Cromorne 8'

Quintaton 16'

Diapason 8'

Cor de nuit 8'

Gambe 8'

Voix céleste 8'

Fugara 4'

Flûte ouverte 4'

Doublette 2'

 

Plein Jeu 4 rangs

Cornet 5 rangs

 

Bombarde 16'

Trompette 8'

Clairon 4'

 

Basson Hautbois 8'

Voix Humaine 8'

 

Tremblant

Tirasse Grand Orgue

Tirasse Positif

Tirasse Récit en 8

Tirasse Récit en 4

 

Grand Orgue 16'

Suppression Grand Orgue 8

Positif / Grand Orgue 16

Récit / Grand Orgue 16

Positif / Grand Orgue 8

Récit / Grand Orgue 8

Récit / Grand Orgue 4

 

Récit / Positif 8

 

Récit 16

Suppression Récit 8

Récit 4

 

Suppression 16' manuels

Tutti général

 

traction électrique des notes et des registres

claviers de 61 notes, 73 notes au sommier de Récit

pédalier de 32 notes

Combinateur électronique : 55 espaces X 16 séries X 16 combinaisons

16 boutons aux claviers repris en blocs-pistons aux pieds - 1 enregistreur - 1 annulateur - 1 séquenceur avant-arrière

 

 

 

Présentation de l'instrument, mai 2014

écouter en mp 3 :

 

 

 

Composition de l'orgue de chœur Convers, 1936

 

 

 

Pédalier

 

I : Grand Orgue

 

 

II : Récit expressif

 

 

Combinaisons

Soubasse 16'

Basse 8'

 

Trompette 8'

Bourdon 16'

Montre 8'

Bourdon 8'

Flûte harmonique 8'

Prestant 4'

 

Plein jeu 3 rangs

 

Trompette 8’

Clairon 4'

Cor de nuit 8'

Gambe 8'

Voix Céleste 8'

Flûte 4'

Nazard 2' 2/3

Quarte de Nazard 2'

 

Hautbois 8'

Tirasse Grand Orgue

Tirasse Récit

 

Récit / Grand Orgue 16

Récit / Grand Orgue 8

 

Appel Plein Jeu

Appel anches Grand Orgue

Appel anche Récit

 

traction électrique des notes et des registres

claviers de 56 notes

pédalier de 29 notes

 

 

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